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    Affaire Vincent Lambert, choisir la fidélité palliative

Affaire Vincent Lambert, choisir la fidélité palliative


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  • 28 juin 2014
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PARIS, 27 juin 2014 (Zenit.org)

Dans un communiqué publié le 26 juin 2014, Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, réagit à l’Affaire Vincent Lambert, plaidant pour « une fidélité palliative » : « ni acharnement, ni suicide assisté ».

Le Conseil d’État français a en effet autorisé l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, un patient de 38 ans en état pauci-relationnel, le 24 juin dernier.

Saisie par les parents de Vincent Lambert, la Cour européenne des droits de l’homme a demandé à la France le 25 juin de « suspendre provisoirement l’exécution de l’arrêt du Conseil d’État » en attendant que la Cour se prononce sur la recevabilité et le bien-fondé de l’affaire.

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Mille signes de Mgr Podvin

La vie est un don

Qu’est-donc cette idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation d’un frère souffrant à de l’acharnement ? Un trait de civilisation élémentaire n’est-il pas depuis toujours de prodiguer le verre d’eau à autrui, humecter ses lèvres, serait-il notre pire ennemi ? En quoi serait-il inconvenant de le faire à un proche en état « pauci-relationnel » ? Ce que l’on nomme « l’affaire Lambert » fait, hélas, dire de nombreuses aberrations. L’essentiel est d’être près de celui que l’on aime jusqu’au bout. Présence humble et aimante. Les mains vides en offrande d’une affection partagée. Le plus fragile serait-il devenu indigne d’être accompagné ? Le fait que les proches de Vincent se déchirent, le fait qu’une instance supérieure ne se suffise pas à en discerner et juger, tout cela doit rendre humble devant la complexité et la douleur. Ces limites humaines et institutionnelles attestent que la vie est toujours plus grande que ce que nous en disons. Elle est un don ! Ne vouloir ni acharnement, ni suicide assisté, consiste à choisir la voie étroite d’une fidélité palliative. Redisons-le avec la force de l’amour.

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1 Message

  • Affaire Vincent Lambert, choisir la fidélité palliative Le 15 août 2016 à 12:51, par francoise

    Malgré le respect que je dois aux évêques de France en tant que catholique, je trouve dans ce message un raccourci un peu facile de la fin de vie qui m’attriste pour le jugement binaire qu’il véhicule et la fermeture à toute réflexion que nombreux d’entre nous aimerions. Quelle aide pour tous ces catholiques partagés aujourd’hui entre l’envie d’accompagner jusqu’au bout ceux qu’ils aiment et celle de voir se terminer les souffrances tant physiques que psychologiques de celui qui se sait désormais en état quasi végétatif et irrécupérable ?
    Mon père et ma belle-mère sont partis au terme tous les deux de 4 ans de souffrances, physique et psychique. Une confrontation à la fin de vie extrêmement violente, qui oblige à sortir du petit confort bien-pensant : qu’est la vie ? Juste un cœur qui bat ? Et si, en voulant garder celle de ceux qui expriment ne plus rien en attendre, en nous protégeant derrière nos idéologies religieuses et humaines, nous ne répondions qu’à notre seule crainte de les perdre, notre propre égoïsme ? A quelqu’un qu’on aime et qui dit "je n’ai pas peur de la mort, je veux juste ne plus souffrir," que répond -on lorsque la médecine n’offre plus que des sursis ? Qu’il faut qu’il soit fort et patient, avant de rentrer chez nous et reprendre notre vie ? Je n’ai personnellement pas eu à aller jusqu’à me poser clairement la décision du maintien de vie ou pas, et m’en sens soulagée. Mais je ne jetterai jamais la pierre à ceux qui se la pose. Attention aux jugements un peu trop rapides qui instaurent les bien-pensants, ceux qui sont partagés, et ceux qui pensent autrement... Aimer, c’est aussi accepter de laisser partir, et soulager n’est peut-être pas que permettre de survivre. Comme beaucoup d’entre nous, je n’ai pas la réponse…la vie est un don à préserver, mais la survie est-elle toujours la vie ?
    C’est en cela que j’aurais aimé qu’on m’aide à réfléchir... mais crains qu’on ne résume le terrible dilemme des familles à une affaire sur médiatisée et indécemment utilisée par les partisans du pour ou contre dont les motivations sont d’ailleurs peut être très loin de nos questionnements humanistes de chrétiens...

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