Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Témoignage d’un séminariste

Témoignage d’un séminariste

Christophe-Alexandre Senizergues est un séminariste "détaché" sur la paroisse du Rosaire. Il raconte son itinéraire spirituel.


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  • 3 février 2009
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Depuis la Toussaint 2008, Mgr Santier m’a envoyé comme séminariste à Saint-Maur pendant les week-ends (la semaine, j’étudie et je vis au Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux).
Depuis ces 7 mois, j’ai beaucoup reçu de Dieu et des paroisses locales. Aussi je souhaiterais commencer par rendre grâce au Seigneur et remercier chacune et chacun pour votre sollicitude et surtout pour vos prières pour les vocations. Je remercie spécialement les jeunes de Petit Villard, de l’Aumônerie, du scoutisme, du groupe de la confirmation avec qui j’ai eu davantage d’échanges. Echanges très riches en amour fraternel et sur la foi.
Le Père Stéphane Aulard m’a proposé de vous écrire quelques lignes pour vous témoigner un peu de ma vocation.

Pour être transparent avec vous, je n’ai pas toujours été croyant... J’ai rencontré des doutes sur la religion. Et je les ai eus très tôt dès 6 ans. Mes parents étant chrétiens, j’étais inscrit au catéchisme. Mais la première communion a été pour moi un cas de conscience car je n’étais pas sûr que Dieu existait. Je ne souhaitais pas avoir une fête à laquelle je n’étais pas sûr de croire. J’aspirais à une cohérence de vie. Bref, j’hésitais à faire ma première
communion. Finalement, j’ai tellement hésité... que j’ai hésité jusqu’au jour même ! Mais malgré ces doutes, j’ai quand même choisi d’essayer.
Plutôt que de ne rien faire, j’ai préféré tenter le "saut de la Foi"... Et lorsque j’ai communié, j’ai expérimenté une paix intérieure comme jamais auparavant.
Tous mes doutes se sont arrêtés. A partir de ce moment, j’ai commencé à être fervent, à ne plus rater la messe dominicale qui est devenue le centre de ma
semaine. J’ai réalisé que Jésus est réellement présent dans l’Eucharistie. Et qu’Il m’aime, qu’Il t’aime (oui, toi qui lis cet article !) jusqu’à donner sa vie pour nous
assurer le bonheur, nous délivrer du malheur, du mal, du péché !!! La Parole de Dieu nous en témoigne en Romains 5,7 : "C’est à peine si quelqu’un voudrait mourir pour un juste ; peut-être pour un homme de bien accepterait-on de mourir. Mais en ceci Dieu prouve son amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs".

A 11 ans, j’ai essayé de témoigner de ma Foi. En commençant par mes neveux, qui ont ensuite demandé le baptême et qui m’ont demandé d’être leur parrain.
Aujourd’hui, j’essaye de dégager du temps pour évangéliser les skateboardeurs. Je fais moi-même du skate et je connais un peu ce milieu sportif notamment par mon frère qui a été champion du monde en freestyle et
qui dirige aujourd’hui 5 marques de sportwear et 450 collaborateurs à Los Angeles).

A 17 ans, j’ai intégré un groupe d’étudiants sur ma paroisse Saint Léonard de l’Haÿ les Roses. L’été, nous organisions des pèlerinages (Rome, Assise, Terre
Sainte, chemins de Saint-Jacques de Compostelle, Bretagne, JMJ). Durant l’année, nous avions des messes et des réunions de discussion sur un thème une fois par mois. Ce groupe m’a permis d’approfondir ma foi, la
Bible, le Concile Vatican II, l’Eucharistie, la Vierge Marie... Au niveau humain, ce groupe a aussi été l’occasion de nouer des amitiés solides. Je crois que ce point
est très important pour des jeunes croyants car, comme disait le Saint-Père Jean-Paul II, "un chrétien isolé est un chrétien en danger". Dans "Entrez dans l’Espérance", Jean-Paul II nous écrit que « l’essentiel se joue souvent à la fin de
l’adolescence ». « Le problème essentiel qu’affronte la jeunesse reste fondamentalement celui de la personne.
La jeunesse est le temps de la personnalisation de la vie humaine ». En effet, lors de l’enfance, les jeunes suivent généralement leurs parents. A l’adolescence, c’est un peu le contraire. Ils les contestent, ils s’affirment. Enfin
à la fin de l’adolescence, les jeunes construisent leur propre personnalité. Sur certains points, ils feront des choix similaires à ceux de leurs familles. Sur d’autres, ils se démarqueront. Cette personnalité marquera ensuite
toute leur vie.
En ce sens, ce groupe d’étudiants chrétiens a été une grâce pour moi. A la fin de mon adolescence, au moment où je construisais ma propre personnalité, cela m’a permis de développer ma propre Foi, ma Foi d’adulte.
En terme d’études, j’ai fait un Bac S suivi d’une Maîtrise des Sciences et Techniques Comptables et Financières. J’ai ensuite rejoint le Cabinet d’affaires Arthur Andersen en Audit, puis les marchés des changes chez BNP PARIBAS.
C’était une expérience riche où j’avais des contacts en fonction des décalages horaires (le matin avec Hong Kong et Singapour et l’après-midi avec New
York). Passionné d’aéronautique, j’ai également passé le Brevet de Pilote d’Avion. Et je m’étais engagé dans le conseil d’administration de mon aéro-club avec qui je suis allé en Corse et au Maroc. Ce furent également de bons moments très agréables. Durant toute cette période, ma vocation s’est affermie progressivement. Comme beaucoup de jeunes, j’ai eu des petites amies. Et petit à petit, j’ai réalisé que j’étais d’abord amoureux de Dieu, que je pouvais passer 8 heures dans une journée en prière avec Jésus parce que je l’aime !!!
Cependant une objection m’a longtemps retenu. Je ne me sentais pas à la hauteur pour devenir prêtre.
J’avais peur d’être un contre témoignage... Mais la Providence a mis sur ma route un groupe de prière : Resucito, qui rayonne largement sur l’Ile de France. Chaque dimanche soir, ce groupe comprend environ 400 jeunes pour 2 heures de louange, de témoignages, de prière. Ce groupe de prière m’a permis de faire l’expérience que Dieu a besoin de notre faiblesse pour manifester sa puissance.
Si les chrétiens étaient des "supermen", les non chrétiens pourraient se dire que Dieu ne manifeste pas sa puissance en eux. Ce seraient ces "supermen" qui seraient extraordinaires.
A contrario, si malgré nos faiblesses, nos péchés nous portons des fruits positifs, alors cela démontre aux yeux du monde que Dieu n’est pas une abstraction intellectuelle, une idée. L’Esprit Saint nous aide concrètement.
Un peu comme en électricité, nous sommes appelés à ne pas faire obstacle à la puissance de Dieu et être simplement de "bons conducteurs".

Bref, j’ai réalisé que se sentir faible est normal ! Mais que cela est loin d’être un obstacle pour Dieu. Au contraire, c’est ainsi que le Seigneur peut passer par nous pour témoigner de sa puissance et de son amour. La parole de Dieu
nous l’assure en Actes 4,13 : "Se rendant compte qu’il s’agissait d’hommes sans instruction et de gens quelconques, ils en étaient étonnés" et en 2 corinthiens 4,7 : "Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile, pour que cette
incomparable puissance soit de Dieu et non de nous" et bien sûr en 2 corinthiens 12,10 : "Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort"
Bref si vous-même, vous vous sentez faible, n’ayez pas peur !!! Quel que soit l’engagement que vous prenez (faire une lecture ou donner votre vie dans le mariage ou dans une vocation religieuse), Dieu passera par vous !!!

Christophe-Alexandre SENIZERGUES

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