Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Le père Masselin témoigne

Le père Masselin témoigne

Après le Père Grandjean, le Père Masselin nous parle de la naissance de sa vocation et des premières années de sa vie de prêtre.


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  • 27 mai 2009
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“Là où Dieu nous a semés, il faut savoir fleurir”

J’avais dix huit mois, quand mes parents sont venus s’installer dans le quartier de Saint Maur Créteil. J’y ai vécu mon enfance et mon adolescence. C’est à la paroisse Saint-Nicolas que j’ai fait mon catéchisme et commencé à participer à certaines activités de jeunes autorisées durant l’occupation, en particulier le patronage.

Après la libération, la colonie de vacances a pu reprendre près de Grenoble. Je suis entré au lycée d’Arsonval en 1942, et nous nous retrouvions chaque semaine pour l’aumônerie à la chapelle Sainte-Marie aux Fleurs.

En 1946, le prêtre qui était chargé des jeunes à la paroisse Saint-Nicolas, proposa de nous inscrire au pèlerinage du Fraternel à Lourdes, qui venait de reprendre après la guerre et concernait uniquement les garçons ; Il avait lieu tous les deux ans.

A Lourdes : "Pourquoi ne serais-je pas prêtre ?"

C’est au cours de ce pèlerinage que la grâce du Seigneur me toucha et contribua à orienter ma vie. Le deuxième jour du pèlerinage, à la procession du Saint-Sacrement, lors de la bénédiction des malades, j’ai vu un jeune de 15 ans, derrière lequel nous nous trouvions, descendre de son brancard et faire quelques pas, alors qu’il n’avait jamais marché. Nous ne l’avons vu que quelques minutes, car très rapidement il a été conduit au bureau des
constatations.

Si durant mon adolescence, j’aimais m’occuper des autres, et avais une certaine admiration pour le prêtre qui s’occupait de nous, jamais l’idée de la vocation sacerdotale ne m’avait effleuré. Mais ce jour-là, le soir à la prière à la Grotte, certainement encore bousculé par l’événement de l’après-midi et sous
l’inspiration du Seigneur, je me suis dit : « Pourquoi ne serais-je pas prêtre ? »

La réponse ne se fit pas attendre, je ne voyais pas d’autre sens à ma vie. J’en ai parlé le soir même au prêtre qui nous accompagnait, il ne fut pas surpris
et me dit tout simplement : “Prie”. Nous en sommes restés là jusqu’à la fin du pèlerinage, sans en reparler. Pour moi, dans mon cœur, c’était clair.

"Si c’est ce que tu veux, si c’est là ton bonheur, fais-le."

Au retour du pèlerinage, comme si cela allait de soi, j’annonçai la nouvelle à mes parents, je n’avais pas compté sur leur étonnement. La réaction de mon père fut simple : « si c’est ce que tu veux, et que c’est là ton bonheur, fais-le. »
Ma mère, loin d’y mettre un veto, n’a pas vu les choses de la même façon. Elle pensait qu’un tel changement en cinq jours avait pu être provoqué par l’ambiance de prière du pèlerinage.

Aussi trouvait-elle plus sage d’attendre un an pour réfléchir. Pour la faire fléchir, j’ai demandé à un autre prêtre de la paroisse de venir soutenir mon désir, mais malheureusement c’est avec ma mère qu’il s’est mis d’accord, il me fallut faire encore un an au lycée d’Arsonval. Au bout d’un an mon désir n’avait pas changé, je suis donc entré au petit séminaire de Paris à Conflans pour y faire des études classiques.

Puis ce fut le grand séminaire d’Issy-les-Moulineaux, le service militaire avec deux rappels, et enfin l’ordination en juin 1958.

Deux évènements marquants

Cinquante deux ans d’ordination, quatre ministères dans les paroisses du diocèse, et durant tout ce temps j’ai eu beaucoup de joies, mais j’aimerais relater deux événements qui m’ont comblé.

Deux jours après mon ordination, le curé de la paroisse de Fontenay-sous-Bois où je venais d’être nommé, m’a demandé de conduire le pèlerinage paroissial à Lourdes au début de juillet, alors qu’il ignorait totalement l’origine de ma vocation. J’y ai vu un signe du Seigneur.

Ensuite, alors que j’étais curé à la paroisse du Perreux, le groupe scout de la paroisse participa à un rassemblement au diocèse. Le soir en rentrant, un des scouts me dit que le prêtre animateur de cette journée me connaissait, et que
son désir d’être prêtre lui était venu pendant les colonies qu’il avait faites avec moi avec la paroisse de Saint Mandé. L’ayant perdu de vue après ces colonies, j’ignorais totalement ce détail. J’ai été très heureux d’avoir été un maillon dans la chaîne de sa vocation.

Ma participation aux mouvements de jeunes, et les rencontres d’aumônerie avaient incontestablement préparé le terrain pour me permettre d’entendre l’appel du Seigneur. Comme le disait Saint-François-de-Sales : « Là où Dieu nous a semés, il faut savoir fleurir. »

Père Georges Masselin

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- A lire aussi : "Une vie de prêtre, témoignage du père Grandjean".

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