Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Baptême du Seigneur (10 janvier 2016)

Baptême du Seigneur (10 janvier 2016)


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  • Alain Smith
  • 16 janvier 2015
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« Après avoir été baptisé lui aussi,
le ciel s’ouvrit. »



Nous connaissons bien cette image du baptême de Jésus notre Seigneur, avec l’apparence de l’Esprit saint qui tel une colombe descend jusqu’à Jésus, et cette voix descendue du ciel : « Toi, Tu es mon Fils bien-aimé ; en Toi, je trouve ma joie »… Cette image, c’est celle qui est sur le vitrail à gauche en entrant dans notre église. C’est là aussi que j’ai été baptisé en septembre 1953. J’ai été baptisé « Alané », ce n’est pas un jeu de mots que les latinistes comprendront, ce qui m’amène à renouveler mon baptême chaque année à Pâques. A l’époque le baptistaire était au pied de ce vitrail à l’entrée de l’église. C’est une bonne chose qu’il soit maintenant au sein même de notre communauté, dans le transept gauche.

« Comme tout le peuple se faisait baptiser… » Nous pouvons nous demander pourquoi donc Jésus vient se faire baptiser, Lui le Fils de Dieu. Jésus le charpentier de Nazareth, prend place dans la longue lignée des hommes et de femmes qui attendent leur tour pour se laisser plonger dans les eaux du Jourdain. Rien ne le distingue des autres. Il vient rejoindre, dans l’anonymat, le peuple de pécheurs en attente que nous sommes. Il s’enfonce profondément et discrètement dans la pâte humaine. Il prend même la dernière place comme pour prendre dans ses bras toute l’humanité avec ses grandeurs et ses crimes, avec ses générosités et ses folies. Quand, à la suite des autres il remonte des eaux du Jourdain, c’est comme une nouvelle naissance qui s’amorce pour tous les hommes qui cherchent à se purifier. Sans tambour ni trompette, c’est déjà un monde nouveau qui est annoncé.

Cette insistance de Luc nous montre qu’il n’y a pas de vie chrétienne isolée. Un chrétien seul est rapidement un chrétien mort. Et nous pouvons penser particulièrement à nos frères chrétiens persécutés pour leur foi en 2016. Le premier effet du baptême est justement de nous faire rentrer dans la famille des enfants de Dieu, et donc des frères et sœurs de Jésus qui vivait de la vie de son peuple, tout humblement.

Je suis toujours émerveillé, et mes frères prêtres et diacres aussi certainement, de la beauté des signes de la célébration d’un baptême. Et ce matin je vous propose de revisiter ces signes du baptême par une petite catéchèse :
1. L’accueil dans la communauté des chrétiens. Et ici à ND du Rosaire, nous savons bien le célébrer par cet alléluia que nous chantons. Cet accueil est signifié par le signe de la Croix que nous traçons sur le front du baptisé. Cet accueil est d’autant plus important pour les familles qui se sont éloignées de notre communauté d’Eglise
2. L’imposition des mains pour donner toute la force de l’Esprit, comme la colombe qui descend sur la baptisé «  Que la force du Christ te fortifie, lui qui est le Sauveur et qui vit pour les siècles des siècles ». Certains parents me disent ensuite que j’ai dû donner à leur enfant à peu trop de cette force de l’Esprit… Mais cela promet aussi de bons chrétiens forts de leur Foi et de leur conviction !
3. Un signe discret qui pourrait aussi passer inaperçu, quand le célébrant touche les oreilles et la bouche du baptisé «  Effétah, c’est à dire : ouvre-toi ! Le Seigneur Jésus a fait entendre les sourds et parler les muets ; qu’il te donne d’écouter sa Parole, et de proclamer la foi pour la louange et la gloire de Dieu le Père. » C’est bien là la mission que chacun d’entre nous, nous avons reçu le jour de notre baptême… Nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, et proclamer la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Vous savez, avec nos jeunes handicapés, Les Amis de Cléophas, nous sommes toujours émerveillés de leur « intelligence de la Foi ». Une foi pure et vraie, sans complexe… Nous avons beaucoup à apprendre d’eux, nous qui nous sommes souvent bien compliqués et n’osons pas témoigner de notre Foi.
4. La renonciation au mal et la profession de foi. Ce beau dialogue que nous reprenons aussi lors de la veillée pascale. En affirmant par trois fois « je crois en Dieu » aux trois questions traditionnelles qui définissent la foi trinitaire de l’Eglise, nous reprenons à notre compte le trésor de cette foi que tant de générations ont redite avant nous. Au fond l’Eglise nous demande, au travers de notre triple « je crois » de lui faire suffisamment confiance pour reconnaître que sa foi trinitaire est la source qui irrigue la nôtre, même si certains aspects de cette foi nous paraissent bien obscurs.
5. Le baptême dans l’eau. Le baptême de Jean dans le Jourdain appelait à une conversion. Quand il y a la sécheresse, on le voit bien, les plantes meurent, les animaux ensuite, les enfants, les hommes enfin. L’eau est indispensable à la Vie. Nous devons respecter l’eau comme un trésor, un bien précieux. Ce sera l’enjeu écologique de nos prochaines années. Car sans eau il n’y aurait pas de vie. L’eau nourrit la vie, comme l’enfant qui grandit au sein de sa mère. C’est pourquoi l’eau est le symbole, le signe du baptême. Cette plongée dans l’eau du baptême nous fait passer de la mort à la vie, à la résurrection du Christ avec lui. Et cette eau s’écoule sur le baptisé, se répand comme l’Esprit Saint dans sa vie.
6. L’onction du saint-Chrême. Cette huile parfumée est consacrée par notre évêque, Michel Santier, chaque année lors de la messe chrismale avant Pâques. Selon une tradition très ancienne, c’est le parfum des rois et des princes, des consacrés à Dieu. On en marque le front des baptisés, des prêtres et des évêques lors de leur ordination. Et l’huile que le baptisé reçoit sur le front signifie combien Dieu l’a choisi pour le revêtir de sa plus grande dignité. Elle est le symbole de l’intimité qui existe maintenant entre Dieu et ce baptisé.
7. Le vêtement blanc qui signifie que le baptisé est une créature nouvelle dans le Christ : il a « revêtu le Christ » ; ce vêtement blanc en est le signe que tous nous devons l’aider par leur parole et leur exemple à garder intacte la dignité de fils de Dieu.
8. La lumière : C’est aux parents, au parrain & et à la marraine, que cette lumière est confiée : pour que le baptisé, illuminé par le Christ, avance dans la vie en enfant de lumière et demeure fidèle à la foi de son baptême.

Dès l’origine de l’Eglise, le Baptême a été un sacrement majeur, le sacrement de la foi. Il résulte d’une conversion dans un monde païen, ou laïc, souvent hostile. Etre baptisé dans le Christ et pour Lui, est un engagement à vivre comme Lui, en fidélité à son Evangile. Ce qui suppose de renoncer à des valeurs, de renoncer à des pratiques contraires à l’esprit des Béatitudes. Ce qui signifie aussi une appartenance très forte à l’Eglise corps du Christ, une volonté de participer à sa mission et le choix d’un vivre ensemble juste et fraternel pour témoigner de l’Evangile dans le monde… Evangile qui signifie « Bonne Nouvelle ».

En ce jour de fête, et en ce début d’année, c’est tout ce que je souhaite à chacune et chacun d’entre vous.

C’est ce que je souhaite aussi tout particulièrement à Marielle-Flore, Van-Gwenaël, Eléana, Martin, Alice, Gabriel, Angélique, Adam, Alexandre, Olympia et Mathis que j’ai eu la joie de baptiser l’année dernière…

Alain SMITH - diacre

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