Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Bonne et Sainte Année, et le Paradis à la fin de vos jours !

Bonne et Sainte Année, et le Paradis à la fin de vos jours !


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  • 4 décembre 2010

Homélie du diacre Alain Smith pour le 1er dimanche de l’Avent 2010


« Bonne et Sainte Année, et le Paradis à la fin de vos jours ! »

Dimanche dernier, le Père André GRANDJEAN nous rappelait ainsi les souhaits que les premiers chrétiens s’échangeaient le 1er dimanche de l’Avent. Et oui, chers amis, nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle année liturgique… et nous n’avons pas de trop à nous souhaiter de bonnes choses en ces temps où la morosité l’emporte souvent sur nos préoccupations toutes matérielles.

Pourtant, André nous disait aussi, dans son homélie dimanche dernier, le jour de le Fête du Christ Roi, que ce Royaume du Christ auquel nous étions appelés était un Royaume nous annonçant la Paix, la Joie, le Partage. Et le Christ est bien Roi parce qu’il s’est fait serviteur. Jésus n’a pas défini ce Royaume, il l’a vécu jusque sur la Croix, modèle de l’amour de la vie donnée. Et par notre baptême, si nous sommes tous prophètes, c’est pour aller à la rencontre de tous ceux que nous rencontrons chaque jour. Comment savourons-nous de partager ainsi toutes les richesses de la Bonne Nouvelle de l’Evangile ?

Aujourd’hui, 1er dimanche de l’Avent, nous nous mettons en route pour accueillir bientôt ce petit enfant que nous fêterons à Noël… Nous nous mettons en route pour aller à la rencontre de cet enfant qui a bouleversé le monde… « Ce charpentier qui a révolutionné le monde », comme l’a écrit Bernard Thibault.

Les 3 lectures de ce dimanche nous invitent à nous mettre en route. Venez, c’est le moment… Nous avons entendu dans ces 3 lectures :

  • • Dans le livre d’Isaïe : «  Venez, montons à la montagne du Seigneur… Il nous enseignera ses chemins, et nous suivrons ses sentiers… Marchons à la lumière du Seigneur »
  • • Dans la lettre de Paul : «  C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil… rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière »
  • • Dans l’Évangile de Matthieu : « Tenez-vous donc prêts, vous aussi, c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le fils de l’Homme viendra »

Alors qu’est ce que nous attendons sur nos bancs à Notre Dame du Rosaire pour aller à la rencontre de Celui qui nous attend ? Pour aller à la rencontre de Jésus le Christ, né petit d’homme dans une étable parce qu’il n’y avait plus de place pour ses parents à l’hôtel… Un SDF, comme il y en tant aujourd’hui autour de nous…

Mais où est-il donc ce Jésus ? Où est-il donc ce Messie que le monde attend ? Saurons-nous le voir et le reconnaitre comme les bergers dans la campagne de Bethléem ? Saurons-nous le trouver comme les mages venus d’un pays lointain ?

Et si pour nous en 2010, ici à Saint-Maur, aller à la rencontre de ce Messie, ce n’était pas tout simplement d’aller à la rencontre de tous ceux et celles que nous croisons chaque jour… Bien souvent sans plus les voir, sans plus croiser leur regard qui nous est devenu indifférent, transparent …

Aller à la rencontre de l’autre, ce n’est pas facile. Aller à la rencontre de l’autre, ce n’est pas évident. Car on prend toujours un risque… le risque de la rencontre… le risque de me découvrir aussi avec mes faiblesses et mes limites. Nous avons tous nos faiblesses et nos limites…

Mais nous pouvons compter sur l’aide de Jésus-Christ. Ne l’a-t-il pas dit aux Apôtres, «  Là où 2 ou 3 seront rassemblés en mon nom, Je serai parmi eux »

Partir à la rencontre de l’autre, ne veut pas dire nécessairement partir à l’autre bout du monde. Et je peux vous en parler, puisqu’avec Michèle mon épouse, jeunes mariés, nous avons été envoyés en mission par le Délégation Catholique pour la Coopération à l’autre bout du monde pendant 2 ans, sur une petite ile perdue au milieu de l’Océan Pacifique.

Partir à la rencontre de l’autre, pour nous à Saint-Maur, «  missionnaires sans bateau » selon l’expression de Madeleine Delbrel, c’est peut-être tout simplement d’avoir un regard attentif, un geste de solidarité ou de charité pour celui ou celle que nous croisons chaque matin dans le bus ou le RER, à notre travail, ou bien encore ce camarade de lycée qui semble perde pied à la fin de ce 1er trimestre…

Dans quelques semaines, nous vous parlerons plus en détails de la démarche de l’Eglise de France « Diaconia 2013 » à laquelle nous invitent nos évêques, et tout particulièrement notre évêque Mgr Michel Santier. Retenez bien « Diaconia 2013 » !

Il y a un an déjà, en novembre 2009, nous vous avons déjà parlé de la lettre que nos évêques nous avaient adressée : « La charité du Christ nous presse ». Ce service de la charité n’est pas l’exclusivité de quelques uns sur qui nous pourrions nous reposer tranquillement… Même s’ils font déjà un travail remarquable et que nous devons soutenir par notre prière, nos moyens, nos encouragements…

Je pense tout particulièrement à nos amis de la Conférence Saint-Vincent de Paul, du Secours Catholique, du CCFD, mais aussi à toutes les associations caritatives chrétiennes ou laïques sur notre ville qui font un travail remarquable. Ce service n’est pas aussi l’exclusivité des diacres, même si nous sommes 7 diacres et bientôt 8 à Saint-Maur.

Cette diaconie de l’Église, ce « service du frère » nous concerne tous, chacun d’entre nous. Là où nous sommes…Avec les moyens de chacun d’entre nous, même si nous pensons que ce n’est qu’une petite goutte d’eau face aux problèmes de notre société… Une goutte d’eau, c’est déjà beaucoup pour celui qui a soif !

Sans cette diaconie de l’Église, nos célébrations, nos eucharisties n’ont plus de sens… même si nous avons la chance d’avoir de belles et nombreuses célébrations sur notre paroisse. Si nous n’avons plus ce souci du « service du frère », ces célébrations ne sont que des cymbales retentissantes, au cuivre sans écho dans notre vie chrétienne.

Oui en ce début de l’Avent, Dieu nous appelle à nous mettre en route pour accueillir son Fils.

Benoit XVI nous l’a écrit : «  A l’humanité qui n’a plus de temps pour Lui, Dieu offre à nouveau du temps, un nouvel espace pour revenir sur elle-même, pour se remettre en marche, pour retrouver le sens de l’espérance… Oui Dieu nous aime et c’est précisément pour cela qu’il attend que nous revenions à Lui, que nous ouvrions notre cœur à son amour, que nous mettions sa main dans la sienne et que nous nous rappelions que nous sommes ses enfants… »

Alors bonne route ! « Bonne et Sainte Année, et le Paradis à la fin de vos jours ! »



Homélies antérieures



- A Notre-Dame du Rosaire le dimanche : 9h messe tridentine, 11h, 18h messe des jeunes, samedi : 18h

- En semaine

  • lundi, mercredi : 19h
  • mardi, jeudi, vendredi, samedi : 8h30

- A la Chapelle St-Joseph le dimanche 9h30

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