Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Dimanche de la Pastorale de la Santé

Dimanche de la Pastorale de la Santé


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  • 15 février 2011

6ème dimanche ordinaire – année A
13 février 2011
Notre Dame du Rosaire

Le texte d’Evangile de ce dimanche est bien difficile à entendre*. Car nous ne sommes pas tout à fait à l’aise, avec cet enseignement très dur de Jésus, avec ces comparaisons et ces propos qui nous dérangent… car est-ce bien raisonnable de s’amputer d’un bras ou d’un œil ?... Et d’aller ensuite aux Urgences pour se faire soigner ?

Lors de ce dimanche, l’Eglise nous demande de porter et de soutenir dans notre prière tous ceux qui sont concernés par la Santé… Malades, médecins & infirmiers, aides-soignants, aumôniers d’hôpitaux, et aussi ceux qui prennent aussi de leur temps pour visiter les personnes malades ou âgées… Tous comptent beaucoup sur notre prière…

Et je voudrais, ce dimanche, plus particulièrement vous parler de Maé.

Maé est un petit bonhomme de 3 ans ½, tout pétillant de vie et de malice comme tous les petits garçons de 3 ans ½. Mais voilà, Maé est à l’hôpital Trousseau depuis le mois de septembre, enchainant traitements en chimio, transfusions sanguines et de plaquettes, greffe de la moelle osseuse…

En lui rendant visite régulièrement, j’ai été très impressionné par le caractère de ce petit bonhomme. Et sa volonté de vaincre cette maladie. Très attentif aux soins et aux indications des infirmières.

Car il faut bien rendre hommage à la disponibilité de ces infirmières, toujours à l’écoute, toujours attentives, jour & nuit, pour trouver, pour adapter le traitement de Maé
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Je suis aussi très touché par la patience de ses parents se relayant aux cotés de leur petit garçon, et depuis maintenant 5 semaines dans cette bulle stérile de 6 m².

Etape par étape, les progrès sont très encourageants. La maladie recule… Maé, si tu guéris, si tu réussis à vaincre cette cochonnerie, ce sera bien sur grâce à toi et aussi grâce à tous ceux qui ont veillé sur toi et au traitement que tu as supporté tout au long de ces semaines et de ces mois.

Et quel contraste, quand on sort de cette chambre d’hôpital, quand on se retrouve dans la rue, avec toute l’agitation de notre monde…
Et bien, il ne peut pas y avoir d’un coté le monde des bien-portants, et d’un autre coté, le monde des malades. Ces malades ont besoin de nous, comme nous avons besoin d’eux, de leur volonté, de leur patience, de leur attente… pour relativiser tous nos petits tracas quotidiens qui n’ont pas finalement une grande importance.

Certains d’entre nous, de notre communauté paroissiale, vont régulièrement visiter les malades de notre quartier. Discrètement, trop discrètement peut-être, ils viennent chercher leur petite boite, leur custode à la fin de la messe, pour porter l’Eucharistie à ceux qui ne peuvent plus se déplacer pour venir à la messe et participer à nos assemblées.

Ce sont nos amis du Service Evangélique des Malades. Et ce n’est pas un service que l’on peut déléguer seulement à quelques uns. Ils sont l’écoute et le regard de notre communauté, le lien avec ces personnes malades et isolées qui font toujours partie de notre communauté.

Ecouter, regarder, être là… même si la maladie nous fait toujours peur… Accompagner, visiter un malade c’est souvent tout simplement être là, à ses cotés.

Nous le savons, bien des personnes sont meurtries et leur santé compromise à cause de nos agissements. Et dans l’Evangile de ce jour, Jésus dénonce ces agissements : l’infidélité, les fausses promesses… Vraiment l’Evangile d’aujourd’hui ouvre une porte qui laisse entrevoir beaucoup de misère. Mais Jésus ajoute aussitôt : Nous ne pouvons pas laisser courir tout ce mal. Et à cause de cela, nous ne pouvons pas limiter notre engagement à la seule observation des commandements et de la loi… il nous faut aller jusqu’à dire et à vivre l’amour inconditionnel de l’Homme.

On comprend alors les autres textes de ce jour :

  • Ben Sirac qui nous dit : « Choisi la Vie »
  • Paul qui nous rappelle que la vraie sagesse n’est pas celle du monde, mais celle du Christ que l’on a crucifié ; le Christ qui prend toute sa place parmi les malheureux pour leur manifester son amour et les arracher au malheur…
  • et cette belle prière du psaume : «  Ouvre mes yeux que je contemple les merveilles de ta loi  ».

Cette proposition d’approfondir notre regard sous le regard du Christ, pour nous laisser guider par sa loi d’amour pour tout homme, pour chaque homme, est un appel à nous mettre à l’écoute du Christ qui voit l’homme blessé, souffrant, malade, et qui devient son prochain.

Nous le savons les personnes meurtries, blessées, malades, sont sans nombre…
Alors écoutons le Christ qui nous dit : Ouvre les yeux et tourne ton regard :

  • vers ceux que la société rend malade : les sans-voix, les sans-toit, les sans-papier, les sans-travail, les sans-famille, les sans-amour
  • vers ceux qui souffrent sur leur lit d’hôpital ou qui crient écrasés de douleur par la maladie
  • vers ceux dont la nuit est déchirée par l’angoisse, la solitude, l’insomnie,
  • vers ceux qui s’acharnent à lutter contre la maladie : les infirmières, les médecins, les aides-soignants, les visiteurs, les accompagnants

C’est une véritable conversion à laquelle nous sommes invités aujourd’hui. Et si dans l’Evangile, le Christ a placé bien haut la barre de l’amour fraternel, il nous invite à bien lier l’amour du frère et notre foi. Sans ce service du frère, notre prière est bien vidée de tout son sens.

Cette loi d’amour prend tout son sens quand sur nos routes nous croisons des personnes qui traversent l’épreuve de la maladie physique, spirituelle, sociale… Il ne s’agit pas d’avoir réponse à tout, et surtout au problème de la souffrance, mais nous ne pouvons pas nous résigner au mal.

Chacun, chacune d’entre nous, nous sommes invités, avec ceux qui souffrent, et avec le Christ, à vivre l’accomplissement de l’Amour. Il ne s’agit pas de suppléer à la médecine et de distribuer des calmants, mais d’apporter le réconfort de notre présence aimante à tous ces frères qui ont mal.
C’est à cela que le Christ nous appelle !

Alain Smith
Diacre

*pour lire les textes du dimanche et leur commentaire biblique par Marie-Noëlle Thabut, cliquez ici



Homélies antérieures



- A Notre-Dame du Rosaire le dimanche : 9h messe tridentine, 11h, 18h messe des jeunes, samedi : 18h

- En semaine

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  • mardi, jeudi, vendredi, samedi : 8h30

- A la Chapelle St-Joseph le dimanche 9h30

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