Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Fête de Notre Dame du Rosaire (11 et 12 octobre 2008)

Fête de Notre Dame du Rosaire
(11 et 12 octobre 2008)


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  • 9 novembre 2008
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Quand je suis arrivé à Saint-Maur en septembre 2004 de fidèles paroissiens m’ont fait connaître la belle tradition de nos frères et sœurs portugais de commémorer le dimanche le plus proche du 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire, la fin des apparitions de la Vierge Marie à Fatima le 13 octobre 1917. Du 13 mai au 13 octobre 1917, elle est en effet apparue aux trois jeunes bergers de Fatima : Lucie, Jacinthe et François comme elle était apparue à Saint Bernadette à Lourdes en 1858 ou encore aux enfants du village de Pontmain en 1870 dans la Mayenne... A Fatima, le 13 octobre, lors de la dernière apparition, La Vierge Marie précise : « Je veux dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire... » A plusieurs reprises, elle invite les enfants à réciter chaque jour la prière du chapelet, le rosaire. On peut ainsi dire que Notre-Dame du Rosaire et Notre-Dame de Fatima ne font qu’un !

Le Concile Vatican II n’a pas éprouvé le besoin d’ajouter des enseignements substantiels qui complèteraient l’enseignement marial traditionnel de l’Eglise. Le chapitre 8 de la constitution conciliaire sur l’Eglise, Lumen gentium (21 novembre 1964), reste cependant une superbe réflexion mariale nous montrant comment la Vierge est le modèle de l’Eglise priante, militante et triomphante. « Dans le mystère de l’Eglise qui reçoit elle aussi à juste titre le nom de Mère et de Vierge, la bienheureuse Vierge Marie occupe la première place, offrant, à un titre éminent et singulier, le modèle de la vierge et de la mère... Elle engendra son Fils, dont Dieu a fait le premier-né (Rm 8,9), c’est-à-dire parmi les croyants, à la naissance et à l’éducation desquels elle apporte la coopération de son amour maternel. » (n° 63)

Ce texte et bien d’autres nous indique pourquoi nous devons nous intéresser à la personne de la Vierge que nous vénérons et pour laquelle nous avons beaucoup de tendresse. Nous popuvons en effet relire dans la foi les différentes attitudes de Marie, comme autant d’attitudes spirituelles proposées à l’Eglise : la Vierge écoutante, priante et obéissante de l’Annonciation. La Vierge alerte qui court à la rencontre de sa cousine pour la visiter, l’encourager et partager avec elle son bonheur d’attendre l’auteur du Salut.C’est la Visitation. La Vierge qui à Noël et à l’Epiphanie enfante, veille et médite en son cœur les événements de son histoire et de celle de son peuple comme histoire du Salut. La Vierge qui cherche son Fils et consent à ce qu’Il s’occupe des affaires de son Père lors du recouvrement de Jésus au Temple. La Vierge qui nous oriente totalement vers son Fils en nous attachant à écouter sa Parole et à la mettre en pratique : « Faites tout ce qu’Il vous dira... » à Cana. La Vierge qui se tient auprès de la Croix, mater dolorosa, témoin de l’Eglise naissante et fragile, invitée par son fils Jésus à devenir « mère » du disciple bien-aimé figure de tous les disciples et apôtres. Marie, mère et reine des apôtres. La Vierge Marie enfin entre Ascension et Pentecôte ardente avec eux -puisque désormais ils sont les prémices de l’Eglise naissante- dans la prière commune et l’attente de l’Esprit Saint qui pourtant ne l’a jamais quittée puisque l’ayant recouvert de son ombre pour qu’elle conçoive le Fils du Très-Haut.

Frères et sœurs, je rappelle cela que nous connaissons tous pour que nous n’oublions jamais la personne de Marie et ce qu’elle inspire à l’Eglise car la Mère de Dieu n’est-elle pas non plus la première disciple en chemin comme nous aimons le chanter ? Elle nous inspire parce qu’elle a partie liée avec l’Evangile. C’est à ce titre que l’on peut comprendre la célèbre parole de Saint Bernard : « De Maria numquam satis ! » (« Au sujet de Marie on n’en dit jamais assez »)

Je devrais encore ajouter qu’au pied de la croix lorsqu’elle est la mère douloureuse, le Christ en lui confiant Saint Jean la confie aussi au disciple. L’Eglise a toujours vu dans ce geste d’adoption une invitation à prendre avec nous Marie. La prendre en charge, la prendre comme on veille sur un être cher, la prendre comme modèle et la prendre au fil des âges comme Notre-Dame, Nossa Senhora. Nous avons chacun une mère. Nous avons Marie comme notre mère qui a tant à nous apprendre car l’Evangile des béatitudes s’est réalisé en elle.

Je pourrais terminer enfin avec la prophétie de l’Apocalypse que nous entendons chaque année le jour de l’Assomption (Ap 12,5-6)
Un auteur récemment a écrit ce commentaire : « Marie est figurée dans l’Apocalypse par la femme aux prises avec le dragon qui en veut à l’enfant qu’elle porte en elle. Elle protège son Fils de ce dragon qui, assurément, est une figure de la « culture de mort » menaçant l’humanité. A la fin, la femme est enlevée dans « un lieu préparé pour elle par Dieu » et le dragon est vaincu. Ainsi Marie est pour nous, au seuil de ce troisième millénaire, si incertain et inquiétant à certains égards, « un signe d’espérance assurée et de consolation ». A la fin, la victoire vient par Marie. Elle est Notre-Dame de l’Assomption, Notre-Dame des Victoires. » (Je vous salue Marie de Guillaume de Menthière, Mame-Edifa, 2003, p 200).

Aujourd’hui nous célébrons Marie Notre-Dame du Rosaire. Cette fête fut instituée par le pape saint Pie V après que les armées chrétiennes eurent gagné en 1571 la célèbre bataille de Lépante, non loin de Corinthe, contre les Turcs. Elle s’appela d’abord Notre-Dame de la Victoire. Puis le Pape Grégoire XIII décida de l’appeler Notre-Dame du Rosaire car tandis que le pape avait une vision de la victoire, une procession de la confrérie du rosaire avait lieu à Rome.
Est-il besoin ici de rappeler que le Rosaire est une prière évangélique dans laquelle nous voyons Marie elle-même et le Seigneur Jésus auquel elle nous conduit sûrement ? N’ayons donc jamais peur de nous confier à elle et avec elle de nous tourner vers le Sauveur pour le prier.

Ne craignons pas davantage de voir dans l’Assomption de Marie entrée dans la gloire du Christ ressuscité le signe de la victoire ultime sur le mal et la mort et qui déjà aujourd’hui nous incite à vivre ressuscités.

Jean-Paul II qui attribuait à Notre-Dame de Fatima d’avoir réchappé à l’attentat perpétré contre lui le 13 mai 1981 nous a invité à oser croire ce que nous disons dans la prière de l’Ave Maria : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvre pécheur, maintenant et à l’heure de notre mort... ». Depuis, il a confié le monde et le nouveau millénaire à Marie en 1985 et encore le 8 octobre 2000, il y a un peu plus de huit ans.

« Aujourd’hui, Mère,, nous voulons te confier l’avenir qui nous attend, te demandant de nous accompagner sur le chemin... A toi, aurore du Salut, nous confions notre marche dans le nouveau millénaire afin que sous ta conduite, tous les hommes découvrent le Christ, lumière du monde et unique Sauveur. »

Confions à Marie qui nous conduit sûrement à Jésus (« A Jésus par Marie »)notre paroisse, ses membres souffrants, malades ou endeuillés. Confions à Marie les anciens et les jeunes. Les dirigeants du monde des affaires et de l’agent mais d’abord ceux qui n’ont rien.

Notre-Dame de Lourdes,
Notre-Dame du Rosaire,
Notre-Dame de Fatima,
Notre-Dame de Paris,
Notre-Dame de Créteil,
Notre-Dame des miracles qui êtes à Saint-Maur, priez pour nous.

Père Stéphane AULARD

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