Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Homélie pour les obsèques du Père Jean-Christophe BOURNIZEAU

Homélie pour les obsèques du Père Jean-Christophe BOURNIZEAU

(Notre-Dame du Rosaire-Saint-Maur-des-Fossés - Lundi 18 novembre 2013)


Frères et sœurs,
Monsieur et Madame Bournizeau,
Monseigneur Santier,
Vous les membres de sa famille,
Paroissiens et amis venus des différentes villes du diocèse où le Père Jean-Christophe Bournizeau exerça son ministère,
Chers frères prêtres et diacres,

1 - Nous sommes venus célébrer l’eucharistie pour lui aujourd’hui. Vous le savez, une grande partie du ministère des prêtres consiste à célébrer,- j’allais dire « servir » l’eucharistie à nos frères comme le Seigneur Jésus nous a dit de le faire. Au moment où j’évoque cela, je suis sûr que beaucoup d’entre vous se souviennent de ces liturgies des jours saints comme du temps ordinaire, des premières communions ou lors d’un camp avec des jeunes que Jean-Christophe a pu présider. La messe est sur le monde et dans les mains du prêtre pour la joie de ses frères !

Jean-Christophe, tu as aussi prêché l’Evangile comme tu t’y étais engagé au jour de ton ordination. Tous se souviennent de tes homélies concises et denses. Tous se souviennent encore de ta présence à tes frères, de ton humour comme de ta réserve naturelle. A travers ta personnalité, ta prédication, ta façon de te situer auprès de tes paroissiens, nul doute que le Seigneur est passé tant il est vrai que pour rencontrer notre Dieu, ton visage, ton engagement, tes fatigues comme les épreuves de santé qui t’ont marqué ont sans doute constitué comme des lieux dits de sa présence au monde.

Il en va de même pour chacun et chacune d’entre nous et cela ne nous inquiète pas : bien au contraire, nous croyons et espérons qu’en toute personne qui croit, espère et aime, Dieu se révèle. Notre eucharistie d’aujourd’hui peut donc être cette juste et bonne occasion de recueillir les fleurs connues de ton ministère et de les unir à l’offrande continue de Jésus Christ à notre Père. L’Esprit Saint nous suggère que faire cela aujourd’hui est véritablement précieux !


2 - Tu as souhaité que l’icône du Christ descendant aux enfers prenne place dans le chœur de cette église pour que nous la contemplions. J’ai souvenir de t’avoir entendu superbement commenter cette image de l’Anastasis si révérée chez nos frères chrétiens d’Orient. Ta connaissance des Pères de l’Eglise et de la tradition orientale était indéniable. Au-delà de ce goût qui était tien, tu nous demandes aussi en ce jour –tu l’as écrit- d’annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection du Christ. Comment nous déroberions-nous à cette tâche qui est le cœur de la foi chrétienne ? Comme le dit l’Apôtre : « Si nous avons mis notre espérance en Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ! » (1 Co 15,19)

Nous n’annonçons pas un simple message moralement riche mais qui viendrait prendre place au milieu des nombreuses philosophies, mythologies et sagesses dont les hommes sont heureusement capables. Nous annonçons l’admirable visite du Fils éternel venu à la rencontre de ce monde et de ses habitants pour les sauver de l’intérieur. Nous annonçons le Messie d’hier venu dans le cours du temps sur un point de la terre que Dieu a choisi, mais aussi pour le monde entier et le cosmos ainsi renouvelé et délivré de la loi de la mort comme une fatalité.

Oui, aujourd’hui tandis que notre frère est au milieu de nous couché dans le sommeil de la mort, nous nous disons, nous le disons en face du Christ à jamais vivant et debout : non, la mort, le mal sous toutes ses formes ne peuvent pas avoir le dernier mot depuis que le Christ les a traversés dans un « admirable combat  » - comme le dit la séquence de Pâques - dont il est sorti vainqueur !


3-Oui, Christ est venu à toi, cher Jean-Christophe, depuis longtemps. Il t’a saisi la main pour te tirer de la désespérance et te relever de toutes les façons. Oui, la Résurrection, comme un virus nécessaire, t’a été, nous a été inoculée dès lors que nous avons mis en Christ notre foi ! Oui, il nous est bon aujourd’hui de nous laisser saisir par le Vivant, comme le dit l’Apocalypse qui n’abandonne aucun de ses frères mais veut les purifier par son regard miséricordieux et juste !

L’Evangile de Jean que nous avons entendu (Jn 21,1-14) nous présente le Christ Jésus à l’œuvre au-delà de sa mort et de sa résurrection : il exprime parfaitement ce qu’Il veut être pour nous durant notre vie terrestre : ce maître prévenant qui dirige nos pas et nos gestes avec doigté, ce frère qui nous rassasie au long de nos jours et nous restaure dans la commensalité de l’eucharistie.

Laisse-toi une fois encore, cher frère, saisir par ce bon maître que tu as connu par la foi et servi dans le ministère sacerdotal !

Laisse-toi accueillir comme les Apôtres au bord du lac de Galilée. Et comme l’ont demandé tes proches nous chantons pleins de confiance à la suite de nos pères :

« In paradisum deducant te Angeli … »

« Que les anges te conduisent en Paradis, que les martyrs t’accueillent à ton arrivée et t’introduisent dans la Jérusalem du ciel. Que les anges, en chœur, te reçoivent et que tu jouisses du repos éternel avec celui qui fut jadis le pauvre Lazare. »

Oui, que ton âme repose en paix jusqu’au jour de la Résurrection où nous vivrons –humanité pleinement réconciliée et purifiée- avec le Ressuscité qui nous a déjà illuminés et remplis de sa présence aimante !

Père Stéphane AULARD

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