Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Homélie pour la fête patronale de Notre-Dame du Rosaire

Homélie pour la fête patronale de Notre-Dame du Rosaire


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  • 18 octobre 2010

HOMELIE POUR LA FETE PATRONALE DE NOTRE-DAME DU ROSAIRE

(16-17 octobre 2010)

1- Nous célébrons ce dimanche la fête patronale de notre église paroissiale Notre-Dame du Rosaire. Beaucoup aiment s’y arrêter quand elle est vide, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ils y apprécient le silence ; ce matin ce sont nos chants de joie qui la remplissent.

Une chose est sûre : tous peuvent venir prier ici en s’arrêtant devant Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Fatima, la Piéta ou la Vierge des fonts baptismaux qui porte l’Enfant Jésus. Les bâtisseurs de notre église ont voulu que les vitraux célèbrent les mystères joyeux, douloureux et glorieux du rosaire. Quant à la grande verrière elle présente Notre-Dame du Rosaire entourée de Saint Dominique et de Saint Pie V, l’initiateur et le promoteur de la prière du rosaire.

Fête patronale donc, mais pour nous la sainte qui nous patronne, celle que nous honorons n’est autre que la Sainte Vierge Marie, la Mère du Christ que nos frères orientaux –les évêques des Eglises d’Orient sont rassemblés autour de Benoît XVI à Rome en ce moment- surnomment magnifiquement la Théotokos. Autrement dit, « celle qui enfante Dieu, le Fils de Dieu, Jésus Christ » qu’en Occident nous appelons la «  Mère de Dieu » :PDF « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs... »

Nous nous souvenons de ces paroles du Christ en croix à Saint Jean : « Voici ta mère. » (Jean 19, verset 27) et de la réponse en acte de Saint Jean icône dans ce texte de l’Eglise naissante : « A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Ibid.) La tradition catholique a toujours vu dans ce verset bien plus qu’une anecdote : Marie est confiée par le Christ lui-même à l’Eglise pour qu’elle devienne maintenant la mère de l’Eglise.

Celle qui a enfanté Jésus peut maintenant enfanter les chrétiens, mais aussi les accompagner de sa présence maternelle, les encourager. Celle qui a, selon les quatre mystères du Rosaire, joyeusement, lumineusement, douloureusement et glorieusement répondu oui à Dieu à l‘Annonciation, à Cana, au pied de la croix, entre l’Ascension et la Pentecôte peut nous apprendre à accueillir, nous aussi, le Christ dans nos vies et à l’offrir à ceux que nous rencontrons tant il est vrai que notre trésor ne saurait être caché mais plutôt offert à tous !

Dès lors, non seulement la Vierge Marie est la mère du Christ, elle est la mère de l’Eglise et la reine des apôtres que nous avons décidé d’être en ratifiant notre baptême par notre confirmation et en communiant au Christ à l’eucharistie où nous le reconnaissons vivant et présent puisque nous lui disons « amen », oui Seigneur : songeons-y tout à l’heure quand nous nous avancerons près de l’autel !

2- Beaucoup de personnes pensent que la prière du rosaire (le chapelet qui n’est qu’un quart de rosaire !) est répétitive, désuète et manque d’originalité puisqu’il est entendu que la prière doit elle aussi être toujours nouvelle et attractive comme dans les publicités qui vantent perpétuellement des nouveautés ! Eh bien je dois vous dire ici que, pour ma part, je ne médite pas si fréquemment que cela les mystères du rosaire ; je n’ai pas toujours sur moi comme Sainte Bernadette ou les bergers de Fatima un chapelet.

Pourtant, cela ne m’empêche pas d’utiliser les dix doigts de mes deux mains pour méditer une dizaine de chapelet à l’occasion ! Et, cela, tout le monde peut le faire, croyez-moi ! Le pape Jean-Paul II dans sa lettre apostolique consacrée au Rosaire (16 octobre 2002, il y a huit ans) nous a invités à méditer plutôt qu’à réciter, le chapelet comme «  l’un des parcours traditionnels de la prière chrétienne qui s’attache à la contemplation du Christ » (N° 18), comme «  un résumé de l’Evangile » (N° 19). Peut-on dire mieux ?

Il m’est arrivé plus d’une fois, lors d’une marche silencieuse au cours d’un pèlerinage par exemple, mais aussi pendant un temps d’attente ennuyeux et interminable, de méditer tel ou tel mystère du chapelet en commençant par me représenter la scène évangélique, en me remémorant telle ou telle parole évangélique qui lui est attachée, en faisant ensuite silence avant de dire posément et tranquillement la dizaine de « Je vous salue Marie ». Ingrid Betancourt raconte dans un livre récent où elle revient sur sa captivité durant six ans et demi en Colombie qu’elle s’est confectionnée un chapelet de fortune qui a accompagné sa méditation de la Bible (dans, « Même le silence a une fin », Gallimard).

3- La page d’Evangile de ce jour (Luc 18, versets 1 à 8) nous présente la fameuse parabole du juge inique qui finit pas se laisser toucher par une pauvre veuve à force d’insistance. Saint Luc, de manière osée prend cette situation caricaturale en exemple pour répondre à certaines de nos questions qui constituent, il faut bien le reconnaître de sérieux obstacles à la foi : «  Pourquoi, lorsque je m’essaie à prier, ai-je le sentiment que Dieu ne m’entend pas, ne s’intéresse pas à moi ? » « Pourquoi Dieu semble-t-il sourd à nos appels ? »

La prière du chapelet ne nous offre-t-elle pas une réponse à travers le verset 7 : «  Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers Lui jour et nuit ? » Pourquoi Dieu devrait-il répondre sur le champ à ce que nous appelons nos prières pourtant si souvent expédiées ? A ceux qui ne veulent pas d’une prière prolongée, l’Evangile de ce jour dit : Attarde-toi un peu dans ta prière, prends donc un peu de temps, toi qui t’attardes si souvent à tant de choses futiles !

A ceux qui expédient leur chapelet et que l’on n’arrive pas à suivre tellement les dizaines filent, l’Evangile nous dit de crier, de prier jour et nuit en nous tournant vers le Seigneur plutôt qu’en manipulant un moulin à prière . Laisse passer devant tes yeux, dans ton cœur et dans ta mémoire les grandes scènes de l’Evangile et que tes doigts s’arrêtent quand le moteur commence à s’emballer !

En contemplant le Christ qui médite avec cœur les paroles de la Bible, en regardant la Vierge méditante, écoutante, priante, Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame des miracles à Saint-Maur, mets ta foi dans le Seigneur alors le Christ quand Il reviendra te trouvera, nous trouvera fidèles et confiants et joyeux. Amen.

Père Stéphane AULARD


PS : vous trouverez des précisions sur les mystères du Rosaire sur différents sites dont celui-ci : http://www.foi-et-contemplation.net/amis/Marie/rosaire.php



Homélies antérieures

Documents joints



- A Notre-Dame du Rosaire le dimanche : 9h messe tridentine, 11h, 18h messe des jeunes, samedi : 18h

- En semaine

  • lundi, mercredi : 19h
  • mardi, jeudi, vendredi, samedi : 8h30

- A la Chapelle St-Joseph le dimanche 9h30

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