Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Lazare relevé d’entre les morts.

Lazare relevé d’entre les morts.


HOMELIE DU CINQUIEME DIMANCHE DE CARÊME
(DIMANCHE 6 AVRIL 2014)

Ce dimanche, nous accueillons Laurianne, Mathilde et Alexis qui, dans quinze jours, au cours de la veillée pascale le 19 avril seront baptisés. Ils sont émus parce qu’ils viennent s’exposer à la grande lumière du Seigneur qui voit, scrute les reins et les cœurs, comme dit la Bible ? Le Seigneur n’est pas là pour nous dénoncer ou exposer à la face de tous combien nous sommes fragiles et pécheurs. Il se propose à nous pour nous aider à faire la vérité sur notre vie. Par le baptême, Il vient renouveler de fond en comble notre être intérieur et nous combler de sa présence vivifiante, nous habiter par son Esprit comme le soulignent les deux premières lectures de ce jour.

Au cours de la journée du pardon que vient de vivre notre paroisse ce samedi, beaucoup déjà baptisés sont venus aussi s’exposer à la Parole de grâce du Seigneur et regagner en lumière en recevant le pardon sacramentel de leurs péchés.

Ainsi donc, catéchumènes et baptisés, nous faisons l’expérience de la grande bonté de notre Seigneur qui veut notre bonheur, la réussite non seulement humaine, mais aussi spirituelle de notre vie. En effet, notre vie humaine livrée à nous-mêmes, nos tourments, nos errements, nos duretés, s’en irait tranquillement à la mort, au désespoir, à la solitude, pire à la bestialité si le Seigneur ne venait s’adresser à nous pour nous faire sortir de notre enfermement et en fin de compte nous libérer.

Le récit de la « résurrection de Lazare » dans l’Evangile selon Saint Jean (Jean 11,1-45), comme les deux autres récits de résurrection dans les évangiles synoptiques - celle de la petite fille de Jaïre qui avait douze ans (cf. Marc 5,22 ss) et celle du jeune homme conduit au cimetière par sa pauvre mère déjà veuve (cf. Luc 7,11 ss)- constituent des signes pour notre foi. Certes, le Seigneur n’a pas ressuscité tous les morts de son époque, mais à travers ces récits saisissants, Il se montre à nous comme celui qui libère du dernier ennemi avilissant l’homme, et l’enfermant : la mort (cf. 1 Corinthiens 15,26). A chaque fois, le Seigneur se montre plein de bonté, compatissant, proche, ému et même en pleurs face à la mort, face à la séparation qui semble définitive !

Lazare, comme les autres que le Seigneur a relevés de la mort, ne sont pas des privilégiés. Ne nous fâchons pas parce que Jésus n’a pas relevé de la mort notre grand-mère, un conjoint ou un ami très cher !

Ces « résurrections » sont des signes, des phares pour tous ceux qui veulent suivre Jésus à un double titre :

  • D’abord parce que le Seigneur nous ressuscitera au dernier jour comme le dit Marthe à Jésus : les Juifs de l’époque de Jésus le croyaient déjà. Oui, nous croyons qu’il nous prendra par la main, tous et chacun pour le jugement qu’il exercera avec miséricorde et sur l’amour qui aura été le nôtre.
  • Ensuite, parce que déjà maintenant, nous qui sommes entrés dans le mouvement de la foi, nous sommes ressuscités : la vie de Jésus ressuscité ne peut que nous amener à vivre une existence de ressuscité. Ainsi donc la résurrection n’est pas seulement pour l’au-delà de notre vie, mais pour cette existence que nous menons : « Je te dis que si tu crois tu verras la gloire de Dieu  » en ce monde, en ta vie, dans l’histoire que tu mènes, dans tes relations, dans tes décisions. J’ai envie de vous dire et de me dire à la suite de Jésus : « Crois-tu cela ? Croyons-nous cela pour aujourd’hui et pour chaque jour de notre vie ?

Lazare relevé d’entre les morts c’est une icône : ce n’est pas un mirage ou une affabulation. C’est un signe que le Seigneur nous a adressé : tu vois comme il était abîmé après quatre jours déjà. Tu vois comme la situation était désespérée. Tu vois comme Jésus était avec eux puisqu’Il a pleuré. Et pourtant il l’a délié de la mort parce qu’Il est la vie en sa source même comme en son sommet. Bien sûr que Lazare est mort plus tard, mais en attendant ce jour-là quelque chose a changé en sa vie, parce qu’il fut délié non seulement de ses bandelettes qui enserraient son corps, mais aussi parce que le souffle de Jésus l’a comme recréé.

Frères et sœurs catéchumènes, frères et sœurs déjà baptisés, laissons-nous délier de ce qui nous pèse et nous enferme par la force du Seigneur tout au long de notre vie. Pleurons quand il le faut, mais surtout vivons, aimons, agissons comme des vivants de la vie du Dieu vivant qui ne peut nous décevoir puisqu’Il nous libère.

Ne sentez-vous pas aujourd’hui en ce temps de carême comme les 113 catéchumènes de notre diocèse, comme les 3000 futurs adultes baptisés de Pâques en France et comme les milliers d’autres dans le monde que la vie de Dieu n’arrête pas de travailler les corps et les âmes partout  : Oui, l’amour de Dieu est vainqueur, oui la vie de Dieu nous est offerte. Soyons heureux de connaître le Seigneur et de nous confier à Lui. Soyons heureux de le recevoir dans son Esprit et dans le Corps de Jésus mort et ressuscité à jamais. Amen !


Père Stéphane AULARD

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