Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Les bergers et les mages

Les bergers et les mages


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  • 24 décembre 2009

LES BERGERS ET LES MAGES...

A Noël, il y a certes les trois personnages principaux de la crèche à contempler : l’Enfant Jésus, La Vierge Marie et Saint Joseph. Il y a ensuite ceux que les Evangiles de Saint Luc et Saint Matthieu nous présentent successivement : les bergers (Saint Luc, chapitre 2, versets 8 à 20 : l’Evangile lu le soir de Noël) et les mages (Saint Matthieu, chapitre 2, versets 1 à 12 : l’Evangile lu le jour de l’Epiphanie). J’aimerais m’attarder un peu sur ces bergers et ces mages.

Nous aimons bien en relisant la crèche nous demander combien étaient-ils ? La tradition parle de trois « rois mages » et ne sait pas combien y avait-il de bergers. Combien y avait-il aussi de moutons ? Une crèche réussie se doit d’avoir pas mal de bergers et de moutons pour que le tableau soit plus vivant ! Le contraste est assurément fort entre les bergers gardiens de troupeaux qui ne leur appartenaient sans doute pas (cf. les « bergers mercenaires » de l’Evangile selon Saint Jean, chapitre 10 pas toujours bien vus) et les mages.
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Avez-vous déjà pensé que le « Bon Pasteur », Jésus, fut visité en premier par des bergers pauvres et mal considérés par la population ? Quant aux mages dont la tradition nous dit qu’ils sont de trois couleurs et proviennent de trois continents, ils n’étaient sans doute pas des rois, mais comme Melchior, Gaspar et Balthasar portent des cadeaux assez somptueux dans leurs coffrets (en particulier de l’or) on leur a tressé des couronnes annonciatrices de nos partages de galettes et autres gâteaux des rois ! Ils venaient d’un Orient qui fait toujours rêver même en Israël depuis que Salomon fut visité par la reine de Saba (1 Rois 10) qui lui apporta des aromates (de la myrrhe sans doute) et certainement aussi de l’encens si prisé pour le culte du Temple...

La visite des bergers et des mages à l’Enfant Jésus est accompagnée d’anges, de lumière et même d’une étoile qui s’est levée comme pour la naissance d’un personnage au destin singulier. La croyance populaire estimant qu’un grand personnage ne peut naître que « sous une bonne étoile ». Au Ier siècle, on croisait assez souvent astronomie et astrologie... Je ne suis d’ailleurs pas si sûr que les choses aient tellement changé aujourd’hui malgré notre soi disant rationalité qui nous fait douter de tout et du coup reste bien si insatisfaite.

La Parole de Dieu se fait entendre par la voix des anges messagers du Seigneur pour de bien bonnes nouvelles : « Gloire à Dieu et paix aux hommes de bonne volonté (ou qu’Il aime) » (Luc 2,14). Les scribes consultent les livres prophétiques qui annoncent la naissance du Messie à Bethléem... (Matthieu 2,5) là même où le roi David reçut l’onction royale des mains de Samuel (1 Samuel 16) faisant de lui précisément un « messie ».


Les récits de Saint Luc et de Saint Matthieu se terminent pratiquement de la même manière et il me semble que cela peut nous donner à comprendre le sens de la célébration de Noël pour nous aujourd’hui : «  Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. » (Luc 2,20) « Avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, les mages regagnèrent leur pays par un autre chemin. » (Matthieu 2,12)

Les bergers pauvres et incultes, peu connaisseurs des « choses de Dieu » quittent les lieux et retournent à leurs activités quotidiennes. Mais, touchés par ce qu’ils ont vu- l’Enfant Dieu- et la bonne nouvelle des anges, leur vie sera maintenant louange du Seigneur.
Frères et sœurs, apprenons à regarder et entendre les choses de notre vie comme autant de rencontres possibles avec le Seigneur pour entrer dans la louange et non dans la plainte.

Les mages ont été « déroutés » à tous les sens de ce mot. C’est peut-être ce qu’ils cherchaient en venant de leur Orient lointain pourtant si riche et mystérieux. Ici, près de « l’Enfant avec Marie sa mère », la rencontre se fit. Ils ouvrirent le trésor de leur cœur et contemplèrent « Celui qui de riche qu’Il était s’est fait pauvre pour nous ». Eux aussi repartirent enrichis certainement. Peut-être déconcertés. Les étoiles ont continué à les guider, mais une étape décisive leur avait ouvert une « voie royale » : c’est la voie du Christ qui invite à la contemplation et à la ferveur. Au fait, savez-vous que les premiers chrétiens étaient appelés les « gens de la voie de Jésus » (Actes des Apôtres 9,2) ? Pas étonnant puisque le Messie est « la voie, la vérité et la vie » (Jean 14,6).

Frères et sœurs, que le Seigneur vous guide au cours de l’année 2010 dans tout ce que vous entreprendrez. Cherchez-Le avec toutes vos ressources et vos connaissances. Mais, laissez-vous aussi toucher par la grâce qui vient de Lui : c’est notre boussole. Voilà en tous les cas les vœux que je souhaite vous adresser en ce temps de Noël et d’Epiphanie.

Père Stéphane AULARD



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