Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Lundi 2 novembre 2009 - Homélie du Père Stéphane Aulard

Lundi 2 novembre 2009 - Homélie du Père Stéphane Aulard

Journée de prière pour les défunts


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  • 2 novembre 2009

  • - 1 Corinthiens 15, 12-20
  • - Psaume 16
  • - Jean 6, 47-57

I – Quelqu’un m’a fait remarquer qu’entre le journal télévisé du soir et le film, à l’heure de la météo, hier, le commentateur a annoncé : "Demain, 2 novembre, nous aurons une pensée pour nos défunts."
Et la personne d’ajouter :
"Tiens, ce ne sont pas les "Saints Défunts", puisque chaque jour il y a un saint, voire plusieurs, au calendrier."

Oui, c’est aujourd’hui la mémoire liturgique des défunts, les miens, ceux des autres, ceux qui sont morts depuis l’année dernière, pour lesquels on a prié ici ou dans une autre église. Peut-être ne sont-ils pas "passés par l’église" pour certains, comme on dit…

Qu’importe, ces lumières déposées devant l’autel expriment leur présence à nos mémoires. Ils ne sont pas tous saints… comme nous ne le sommes pas non plus.

Pourtant, l’Église, de manière audacieuse, en rapprochant de la Toussaint cette mémoire des Défunts, veut nous suggérer que les défunts comme les saints ne sont pas nécessairement des champions de la vertu morale.
Qu’on se souvienne par exemple de Saint Augustin, de Saint François d’Assise et, plus près de nous, du Bienheureux Charles de Foucauld.

Pour autant, beaucoup de saints, et de défunts aussi, nous invitent à emprunter le chemin de la sainteté chrétienne de manière résolue, puisque la sainteté dont il s’agit est l’adhésion au Seigneur Jésus rencontré, découvert, aimé, prié et servi. Et n’allez pas trop vite dire, même si vous croyez bien connaître celui qui fut votre époux ou celle qui fut votre épouse, votre ami(e), votre parent(e) :
"De toute façon, ce n’était pas un pilier d’Église"
ou
"Il avait beau venir à la messe, il avait aussi un fichu caractère !"
Personne ne connaît le mystère intime de la rencontre de tel ou tel avec le Seigneur, ne fut-ce qu’une fois dans un colloque intérieur qui ne fera certainement jamais la une des journaux télévisés en quête de "scoop" !

J’aime à croire, parce que j’en ai souvent le témoignage en rencontrant des personnes endeuillées, que beaucoup ont touché dans cette vie le pan du manteau du Seigneur, ou l’ont carrément embrassé. Et cela reste un mystère.

C’est aussi notre espérance.

II – J’ai voulu vous faire entendre comme lectures bibliques deux passages du Nouveau Testament extrêmement attestataires de la foi au Christ ressuscité, parce que c’est ma mission de vous inviter à vous tourner vers le Seigneur Jésus qui n’est pas simplement "le grand homme, le grand sage qui a dit de nobles paroles."

C’est surtout Jésus, le Seigneur venu jusqu’à nous, et qui le premier nous a aimés. Oui, son exemple, le don de Sa personne à Son Père et à Ses frères, soulèvent notre admiration. C’est précisément cela qui est ressuscité, c’est cela notre ligne d’horizon.
(cf 1ère Lettre de Saint Paul aux Corinthiens – 15, 19-20)

C’est pourquoi Saint Jean peut nous inviter dans son Évangile à nous nourrir du Christ, "pain vivant descendu du ciel, donné pour que le monde ait la vie (Jean 6, 51).

L’allusion eucharistique est claire. Il s’agit, notre vie durant, de nourrir notre vie, notre dynamisme du Christ qui s’est donné et continue de se donner à nous, Parole et Pain. Communiez aux paroles du Christ, communiez au Corps du Christ, pour avoir en vous la vie de Dieu qui ne vous quittera plus et vous aidera à traverser cette existence parfois bien rude, nous le savons.

III – Certaines personnes nous disent que ça ne sert à rien de prier pour nos "défunts", c’est-à-dire ceux qui ont ""accompli leur fonction", leur parcours. Sachez que c’est la grande tradition de l’Église catholique d’offrir des messes et, plus largement, de prier pour les défunts, car il ne s’agit de rien d’autre que d’un acte d’amour envers eux. Il s’agit de les présenter au Seigneur dans une prière où vous prononcez peut-être leur prénom qui vous était si familier, et qui est aussi leur nom de baptême.
(cf 2 Maccabées 12, 43-46)

Oui, je crois que prier pour nos morts, avant que l’on ne prie un jour pour nous, est un acte d’amour qui exprime notre foi en la résurrection, est un acte qui redit aux défunts notre affection, et surtout à Dieu notre Père, notre profond désir d’entrer dans Son torrent d’amour qui nous a créés, nous a sauvés en Jésus Christ, et illuminés par le don de l’Esprit Saint !

Père Stéphane AULARD



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