Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Pâques, le contraire du fatalisme

Pâques, le contraire du fatalisme

Homélie entendue en la cathédrale de La Rochelle et prononcée par son évêque, Monseigneur Bernard Housset


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  • 6 avril 2013
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Pâques, le contraire du fatalisme
Nous sommes dans la joie. Car nous croyons fermement que le Christ
a dépassé la mort et est vivant pour toujours.


DIEU NOUS DONNE DE VAINCRE NOS FATALITES

La mort, la plus grande fatalité qui soit, est vaincue.
Célébrer la résurrection du Christ nous invite donc à ne pas être des
fatalistes, des gens amorphes qui subissent leur existence et
succombent à la résignation.

De deux choses l’une : ou bien la mort est le dernier mot de la vie ou
elle ne l’est pas. Si elle l’est, le grand mathématicien, Henri Poincaré,
mort il y a cent ans, aurait raison. Il disait : « l’aventure humaine,
ce n’est qu’un éclair de lumière entre deux nuits ».

Mais, puisque le Christ est vraiment ressuscité, la mort n’est pas
la dernière étape de la vie. Certes Dieu ne nous empêche pas de mourir,
pas plus qu’il n’a empêché le Christ de mourir.
Mais « Il l’a ressuscité le troisième jour », comme l’affirme Pierre.
Et à la suite du Seigneur Jésus, grâce à Lui, nous traverserons la mort
biologique et nous ressusciterons à notre tour.
Nous ne sommes pas condamnés à mort, nous sommes appelés à
la vie définitive.

Il parait que les français se situent dans les dix peuples les plus tristes
du monde actuel. Nous serions désabusés et fatalistes par rapport à
notre avenir collectif. Je ne sais pas si ce sondage correspond à la réalité.
En tout cas, notre joie chrétienne de la Résurrection peut nous permettre
de dépasser notre éventuelle tristesse.


CAR DIEU ESPERE EN NOUS

Car Dieu ne peut pas nous abandonner, Dieu ne peut pas échouer.
Son désir finira par se réaliser : que tous les humains se retrouvent dans
une unique famille pour partager son bonheur, son Amour, sa liberté.

Certes, Dieu ne fait pas les choses à notre place. Il nous invite sans cesse
à prendre nos responsabilités pour développer nos capacités personnelles
et parvenir à une humanité fraternelle. Il nous donne de vaincre peu à peu
toutes les fatalités qui peuvent nous accabler. Dieu croit en l’homme,
ce n’est pas pour rien qu’Il est devenu homme, pleinement homme.
La Résurrection du Christ est l’aboutissement de son Incarnation.

Dieu croit en chacun de nous, Dieu espère en chacun de nous, même
si nous lui causons de nombreux soucis, par nos refus de répondre
à ses appels. Et, de même qu’Il a réussi la Résurrection du Christ,
Il réussira la nôtre. Il donnera à chacun de nous la plénitude de
sa personnalité. Et il comblera l’humanité dans ses aspirations à
« la vie, à la vérité, à la justice, à la paix et à l’amour »
(préface de la fête du Christ-Roi).

Une telle espérance n’est pas une illusion, elle est fondée sur
le témoignage de ceux et celles qui ont vu le Christ après
sa Résurrection. Nous venons d’entendre l’apôtre Pierre, dans
la première lecture, annoncer cette Bonne Nouvelle.
Aujourd’hui, c’est le pape François qui, à la suite de Pierre, a
reçu la charge de nous confirmer dans cette foi, grâce à
sa simplicité et son humilité.

Trois points d’actualité

Cette Bonne Nouvelle de l’Evangile, nous pouvons la vivre tous
les jours, particulièrement dans trois points d’actualité :

  • Le respect des hommes et des femmes qui exercent une responsabilité politique, dans la diversité de leurs appartenances et de leurs partis. Des « affaires » concernent certains d’entre eux. Il nous faut raison garder et ne pas crier « Tous pourris ». Aucun être humain n’est parfait. Seuls le Christ et sa Mère sont irréprochables. La plupart des politiques essaient, à travers leurs limites, de servir le bien commun.
  • Le mariage entre un homme et une femme est une institution fondatrice d’humanité. Elle précède l’Etat et même l’Eglise. Elle ne peut pas être bouleversée au gré des gouvernements successifs. Qu’il y ait des garanties, des sécurités pour les unions de deux personnes du même sexe, une telle recherche est compréhensible. Mais sans confusion entre des situations différentes. Les références fondamentales pour notre humanisation ont besoin de clarté.
  • Le vivre ensemble : de nombreux observateurs de la société française constatent une montée de l’agressivité contre les musulmans. Nous, catholiques, ne succombons pas aux sirènes du racisme et du populisme.
    Ne les transformons pas en boucs émissaires de nos difficultés.
    Ne procédons pas à des confusions entre les islamistes intégristes et la majorité des croyants musulmans.
    Recherchons avec ceux-ci la rencontre inter-culturelle et le dialogue inter-religieux.
    Ainsi, notre société française sera plus apaisée.

Dieu nous appelle à la fraternité, Lui qui est le Père commun
de l’humanité entière.

Amen.

+ Bernard Housset
Evêque de La Rochelle et Saintes

http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Paques-le-contraire-du-fatalisme

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