Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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Rendez à César.....


Rendez à César ce qui est à César, une expression qui a fait florès, que nous connaissons tous.

Mathieu nous propose aujourd’hui une voie paradoxale, un choix radical : à qui rendre un culte ? Le mot n’est pas prononcé, mais tout tourne autour de ce culte. Cette question essentielle, c’est la question que tout homme se pose, que toute conversion impose, et à plus forte raison, toute démarche missionnaire.

En ce jour de prière pour la mission universelle de l’Eglise, cette question est tout à fait pertinente, alors, Jésus, qu’apporte-t-il de nouveau ?

Il nous faut nous livrer à une véritable enquête pour résoudre l’énigme d’aujourd’hui. Car, c’en est une qui nous est proposée.

La tentation est forte aujourd’hui, comme hier, de se construire des idoles puissantes : marchés boursiers déréglés, économie virtuelle, écologie politique ; individualisme social et familial, addictions : drogues ; internet.

Rendez à César ce qui est de lui, et à Dieu, ce qui est de Lui.
La vie politique a ses exigences et ses règles Jésus ne les conteste pas

Mais alors, à Dieu, que lui rendre ?

De la nourriture, des vêtements, un temple ? Aujourd’hui : des lois, des tribunaux, des contrôles automatiques ?

Comme dans une enquête policière, la solution est à chercher ailleurs, sur le chemin. Ne dit-on pas à Jésus : « Tu enseignes le vrai chemin de Dieu » ?

Ce passage d’aujourd’hui, cette péricope évangélique, est incluse, entre un grand passage sur les noces et le mariage, plus précisément, une invitation aux noces ; et un passage sur une question de mariage, une question d’héritage, une question de vie ou de mort, une question de descendance : qui nous donnera la puissance de la vie ?

Il s’agit en fait d’une invitation à partager la joie nuptiale du royaume de Dieu, nous l’avons lu dimanche dernier.

Mais aussi un double commandement : l’Amour de Dieu, et l’Amour du prochain ; nous le lirons dimanche prochain puisque nous suivons la lecture continue de St Mathieu.

Le culte que propose Jésus n’est pas figé : il n’a rien à rendre, mais tout à partager.

Le culte à rendre est une démarche à apprendre, une découverte intime à vivre, dans la rencontre avec un Dieu qui nous veut tous comme des frères, en Lui, le Père.

Il ne fallait pas moins que son Fils, il ne fallait pas moins que Lui–Même, en son Fils, pour nous le révéler.

L’enquête approfondie, dans le laboratoire scientifique du langage pourrait nous conduire au chapitre 6 de Mathieu : l’équilibre des mots, en grec, permettrait de faire une comparaison très approfondie, je le dirai tout à l’heure. C’est le même contexte, contexte d’un culte à sanctifier, d’une volonté de Dieu sur la terre comme au ciel, de tentation du mal.

Mais surtout une question de même vocabulaire, je viens de le dire. Et j’en viens au point que je voulais aborder : la traduction exacte de ce passage du chapitre 6 c’est : « Remets nous la dette comme nous la remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent ».

Vous n’avez pas reconnu le passage peut être ? C’est dans le Notre Père !
« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est une traduction littérale, proche du texte ; pour la comparaison des textes il est bon de regarder les mots précis.

Le chemin que propose Jésus nous mène à Dieu comme à un Père, qui fonde notre fraternité. Il ouvre la porte de notre chambre intérieure, intime, nuptiale, Il nous dit : « si tu veux prier, ferme la porte de ta chambre ».
Il vient nous délivrer des liens de l’obligation, oui, dans un culte libre !

Ce n’est pas pour obtenir une protection, encore moins pour nous protéger d’un malheur quelconque.
Dans beaucoup de pays, pratiquer publiquement la religion, c’est pratiquer publiquement un culte, social équilibré ; faire taire les jalousies et les rivalités, tout est équilibré prévu depuis des siècles : chacun à sa place.
Malheur à celui qui change de place, change de caste !

La Mission, c’est libérer de l’esclavage de la peur, des jalousies, des obligations, des dettes que nous savons tissées pour soumettre notre entourage.

Oh, vous croyez échapper à cette tentation ? Regardez ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui.

L’amour qui se transforme en possessivité : les enfants, le mari, la femme, les parents, je vous laisse continuer … c’est cela « les masques » que portent les hypocrites d’aujourd’hui.

L’énigme est donc levée, il n’y a rien à rendre à Dieu, comme on doit payer un intérêt, une dette.

C’est Jésus dont il est dit « tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu », comme les détracteurs le soulignent.
Il ne fait pas de différence entre les gens de religions différentes, Il est le guide qui nous mène vers l’hôte plus intérieur.

Il nous guide vers le centre du labyrinthe de nos vies, non pas vers le minotaure, ou la tête d’affiche Hercule du cinéma ; mi-dieu idole qui nous enferme et porte à un sacrifice sanglant.

Jésus nous mène vers le dieu unique qui se révèle comme celui qui aime comme un père.

Pour Jésus, Parole de Dieu, dans le texte d’aujourd’hui, Parole même, le culte à Dieu est à donner à celui qui se donne, à nous comme un père.

Comme son Père, notre Père, c’est cela la nouvelle de l’évangile à annoncer à notre tour, à tous les hommes.

Alors permettez-moi en ce jour de fête de Notre Dame du Rosaire notre fête patronale, de vous exhorter à retrouver le sens de l’amour nuptial, mystique !

Alliance que Dieu fait avec chacun d’entre nous. Il ne s’agit plus de l’alliance d’Abraham, de Moïse seulement, il s’agit de l’alliance avec vous, avec moi, cet amour que Dieu nous donne et qui permet d’aimer parce qu’on se sait aimé.

Le seul sacrifice que réclame ce dieu, le Dieu de Jésus Christ : c’est sa mort à Lui, sa mort même, pour que chacun mort avec lui soit avec lui plus fort que les idoles et que la mort même,

OUI ! Plus besoin de sacrifier aux idoles : il est le Seigneur, le vainqueur de nos tombeaux : rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

Amen

Père René D’Huy


Deux Rendez-vous avec Marie à ne pas manquer :

Avec les jeunes étudiants d’Ile de France :

le jeudi 13 NOVEMBRE à Notre Dame de Paris les étudiants de cette année se préparent à monter à Montmartre après la messe des étudiants en union avec tous les chrétiens d’orient persécutés .

Avec notre Evêque :

le samedi 13 décembre, à St Maur, au pèlerinage de Notre Dame des miracles
Présidé par le Cardinal PHIPPE BARBARIN

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