Paroisse Notre-Dame du Rosaire, Saint-Maur des Fossés
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      Thierry Wion, diacre permanent (photos de la messe)

Thierry Wion, diacre permanent (photos de la messe)

Thierry Wion, un paroissien bien connu du Rosaire a été ordonné diacre le 11 janvier. Lisez son témoignage publié dans le Rosaire-Info de janvier et revoyez les photos de la cérémonie.


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  • 7 avril 2009
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Rosaire Info. Le Père Michel SANTIER,
évêque de Créteil, vous ordonnera diacre
permanent le 11 Janvier 2009 à 15h30 en
l’église Notre-Dame du Rosaire. Pouvez vous
vous présenter succinctement ?

Thierry Wion. Je m’appelle Thierry WION,
j’ai 46 ans, je suis marié depuis vingt deux
ans avec Virginie et nous avons quatre enfants.
La plus grande Juliette à 20 ans, Benjamin
17, Aloys 14 et la petite dernière Madeleine
a 7 ans.

Virginie et moi-même travaillons dans l’enseignement
catholique, elle à Saint André où
elle est conseillère d’éducation et moi après
15 années à Teilhard de Chardin en tant que
directeur adjoint, j’ai pris la direction du
collège Notre-Dame de Lourdes à Paris dans le vingtième
arrondissement.

Je travaille aussi à la direction
diocésaine de Créteil pour l’animation pastorale des
établissements catholiques du diocèse.

R.I. Comment avez-vous été interpellé en vue du diaconat
 ?

T.W. En Juin 2002, à quelques jours de l’ouverture de la
colonie de Petit-Villard, il manquait pour le mois de
Juillet toujours une équipe pour faire la cuisine. Le Père
Michel ROGER alors Curé de Notre-Dame du Rosaire
passait désespérément des annonces à la fin de chaque
messe dans tout le secteur , mais personne ne répondait.
Un soir, coup de fil du Père Michel, il s’invite à dîner
pour la semaine suivante avec le Père MESANA. Nous
étions très proches Michel Roger, Virginie et moi et
nous n’étions pas spécialement étonnés mais plutôt ravis
de cet appel téléphonique. Nous commencions à nous
faire à l’idée d’être les futurs intérimaires cuisiniers de
la colonie.

Mais au dessert il nous demanda de réfléchir au diaconat.
Il en faut beaucoup pour me déstabiliser, mais au début
je me suis demandé si j’avais bien compris.
Surpris, ému, de savoir qu’une fois de plus le Seigneur
s’intéressait à ma vie.

Je me suis retrouvé comme lorsque je marche sur le
chemin de Saint Jacques à choisir entre deux chemins.
Le premier est bien balisé, c’est la sécurité, le deuxième
indiqué sur aucune carte, c’est l’aventure.

J’ai choisi, mais je devrais dire nous avons Virginie et
moi choisi d’aller plus loin dans notre engagement et il
est important que cette décision soit prise en couple.

R.I. Votre formation a duré quatre années, vous a-t-elle
paru difficile ?

T.W. Bizarrement ce n’est pas la formation qui m’a paru
le plus difficile. Elle se déroulait du vendredi soir au
dimanche après-midi, le contenu des formations était
varié et allait du passionnant au soporifique avec sur
moi effet garanti surtout le vendredi après une semaine
professionnellement bien remplie.

L’année la plus difficile fut celle du discernement, et ce
“maudit” questionnement qui hantait une partie de mes
nuits : pourquoi moi ?

Après une première partie de la nuit dans mon lit je
passais invariablement la deuxième sur mon
canapé dans le salon à essayer de trouver des
réponses.

Discerner est plus facile à dire qu’à faire.
Je voulais que Dieu me fasse un grand
signe, du genre sémaphore, pour me guider.
J’ai eu la chance de ne voir que des petites
lucioles pour baliser mon chemin. Une fois
de plus Dieu me respectait, me laissait libre,
ne s’imposait pas, ce chemin c’était celui de
la patience, de l’humilité et de l’amour.

Pendant cette année avec notre équipe de
discernement nous nous rencontrions, deux
fois par trimestre. Une fois, j’ai pensé que
j’allais dire à toute l’équipe que j’arrêtais,
même si, chaque fois que j’en parlais à Virginie,
j’avais toujours eu une écoute attentive et encourageante.
Je ne voyais que des obstacles : enfants trop
jeunes, trop bougon pour devenir un bon diacre, etc.…

Toujours est-il que j’étais motivé pour dire que j’arrêtais,
mais je me suis entendu dire tout le contraire.
J’ai rendu les armes, j’ai lâché prise, j’étais hyper ému,
éreinté de six mois de lutte.
J’ai retrouvé mon lit, j’ai essayé, en priant le matin et le
soir, de retrouver la paix, retrouver ma joie et surtout
rester moi-même.

Pendant cette année, la relecture de vie à la lumière de
l’Evangile a été un moment très fort, l’équipe a été un
support magnifiquement fraternel, on ne vit plus de la
même façon ensuite. On se rend compte de la présence
de Dieu dans notre vie. On le savait mais on ne le
réalisait pas à ce point, ce fut bouleversant de se rendre
compte de cette proximité

Pour revenir plus précisément sur les années de formation,
il est bon de signaler que pendant ce temps nous
devions former une équipe d’accompagnement pour
nous aider à réfléchir, continuer le discernement.
L’évêché nomme un prêtre accompagnateur et le couple
interpellé doit former une équipe.

Nous voulions, Virginie et moi, une équipe dynamique
prête à nous questionner, nous faire réfléchir sur le
diaconat et comment il serait vécu pour et par l’Eglise
mais aussi par ma famille. Toutes questions qu‘il vaut
mieux se poser avant qu‘après. Il fallait de la franchise
de part et d’autre, de l’humilité car il fallait de mon côté
accepter d’être poussé dans mes retranchements. Cette
équipe a été formidable, il y a eu une réelle discussion
parfois très animée et toujours très respectueuse.

Là encore, un grand merci pour la patience de notre
équipe d’accompagnement et leur fidèle amitié, les
excellentes recettes culinaires ou les connaissances oenologiques
de chacun ont succédé aux séances de travail
et ce furent de réels moments de convivialité et de
fraternité.

R.I. Vous avez des projets, connaissez-vous votre future
mission ?

T.W. Ma première mission et nous en avons parlé en
famille avec le Père évêque sera ma famille. Heureux en
famille, je reste incapable de donner les dates de naissance
de mes enfants sans me tromper mais je suis très
papa poule. Ils sont mon carburant et je crois que le Père
Santier l’a bien compris.

Ma seconde mission semble s’orienter vers celle que le
Père évêque à bien voulu me confier à la direction
diocésaine depuis le début de l‘année scolaire.

Maintenant je fais entièrement confiance à mon évêque
pour savoir où je serai le plus utile ce qu’il pense être
bon pour mes frères, pour moi et pour notre église en
Val de Marne. Et puis une mission évolue, il y a tant de
choses à faire pour notre diocèse !

En résumé, je veux bien me laisser guider, devenir
serviteur de tous et rester pèlerin toute ma vie, me
laisser guider par les étoiles tout en gardant bien les
pieds sur terre.

R.I. Autre chose ?

T.W. Oui, un grand merci à tous et je vous confie cette
ordination, car le diacre n’est pas ordonné pour lui mais
pour l’Eglise et l’Eglise, c’est vous !

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Thierry reçoit l’imposition des mains
Retrouvailles de vos Diacres Répétitions avant le messe Arrivée de Monseigneur Santier Virginie, Thierry et leurs enfants 1er témoignage : le groupe d'accompagnement au diaconat Témoignage de du directeur diocésain de Paris. Témoignage de Virginie Thierry vient de revêtir son aube. Thierry va recevoir l'imposition des mains Thierry reçoit l'imposition des mains Alain Smith, diacre de St Maur Gérard Vauléon Diacre de St maur

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Témoignages

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- A Notre-Dame du Rosaire le dimanche : 9h messe tridentine, 11h, 18h messe des jeunes, samedi : 18h

- En semaine

  • lundi, mercredi : 19h
  • mardi, jeudi, vendredi, samedi : 8h30

- A la Chapelle St-Joseph le dimanche 9h30

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